lundi 28 mai 2012

Pour une Europe solidaire


PONS
SAMEDI 2 JUIN 20H30
AUDITORIUM DU DONJON



Meeting avec les candidats
Jean-Yves Boiffier et Annie Gaspar

En présence de Simone Fayaud, secrétaire fédérale du Parti communiste de la Charente
et
Jacques Généreux, secrétaire national à l’économie du Parti de Gauche


Pour une Europe solidaire.

En Grèce, la percée de Syriza aux dernières élections législatives et sa possible victoire demain ouvrent le chemin que nous proposons en France. Le moment est historique et c’est nous qui écrivons cette page aujourd’hui.
L’obstination de la Troïka (Commission Européenne, Banque Centrale Européenne et Fonds Monétaire International) mène ce pays à la ruine. La succession des neuf plans d’austérité, le refus de la BCE de prêter directement aux États, sont un échec flagrant. La situation de la Grèce ne fait que s’aggraver et c’est le peuple qui en paie le prix.
« Il est absurde de menacer les Grecs de les pousser hors de la zone euro. 60% des créances grecques sont dans les mains des autres États européens. Le reste est dû à cinq banques dont trois française. Menacer la Grèce, c’est se menacer soi-même » dit Jean-Luc Mélenchon.
Ce qui se joue en Grèce est fondamentalement un enjeu européen. Il s'agit de faire de ce pays un laboratoire de la violence des cures d'austérité avant de faire la même chose avec le Portugal, l'Espagne, l'Italie et l'Irlande. La France sera la suivante sur la liste. Ce qui est en cause en Europe, c'est bien le maintien des droits collectifs, de la protection sociale et des services publics. 
La seule solution sera une solution commune à un problème commun aux pays européens. Le Front de Gauche appelle à une refondation de l’Europe autour de trois piliers :
- Le refus des politiques d’austérité qui conduisent au désastre et la relance de l’activité dans le cadre de la planification écologique.
- L’émancipation à l'égard des marchés financiers. Il suffit pour cela d’en finir avec la disposition du Traité de Lisbonne qui interdit à la BCE de prêter directement aux États.
- Le respect de la démocratie. C’est aux peuples de décider, pas aux marchés financiers.

Avec le Front de Gauche,
faites le choix de la résistance et de l’avenir !

                                                               Jean-Yves Boiffier

vendredi 18 mai 2012

Adieu Jean-Pierre

Jean-Pierre Meynadier
Jean-Pierre Meynadier nous a quitté dimanche matin 13 mai. Il était avec quelques camarades en train de préparer la salle des fêtes de Saint-Ciers du Taillon pour le repas Républicain que nous devions partager entre l'équipe de campagne et les citoyens qui s'y étaient inscrits en nombre. C'était un de ces moments de solidarité conviviale que nous aimons et auxquels Jean-Pierre était très attaché. La mort est venue le chercher dans cet instant de camaraderie partagée qu'il aimait tant. 



Manifestation pour la défense des retraites à Saintes en octobre dernier,
Jean-Pierre est avec André Béthelot et Gérald Ben Abed

Nous partageons la douleur de sa compagne Raymonde et de son fils Alexandre et leur disons qu'ils peuvent être fiers de Jean-Pierre, militant infatigable de la cause à laquelle il croyait. Il s'est retrouvé dans le programme du Front de Gauche "l'Humain d'abord" en complète harmonie avec son engagement de militant communiste. Il fut la cheville ouvrière de notre équipe de campagne, et son oeil malicieux, son amusement et son bonheur à faire de la politique avec nous manquent cruellement.
Avec l'équipe de campagne, deux jours avant son décès
Jean-Yves Boiffier, Marie-Claude et Daniel Desmé, André Béthelot,
Jean-Pierre et Pascal Cougrand
Quelques témoignages de ses camarades en hommage à Jean Pierre Meynadier
Jean Pierre nous a quittés. Trop tôt.
Nous l’avons connu à notre arrivée en Charente maritime, en militant avec lui contre les fermetures de bureaux de Poste. Depuis lors, nous nous sommes souvent retrouvés, avec d’autres camarades du PC, pour essayer d’apporter des réponses unitaires aux problèmes de la classe ouvrière, jusqu’à ce combat pour une alternative de gauche menée avec le Front de Gauche.
Nous voulons saluer le militant infatigable, toujours sur la brèche pour diffuser, organiser nos interventions, travail souvent ingrat mais si indispensable. Jean Pierre ne lâchait rien de ses convictions, refusant de s’en laisser conter par les sirènes d’un capitalisme qui deviendrait soudain vertueux par la grâce du social-libéralisme. La recherche de toujours mettre en valeur ce qui nous rassemblait était le moteur de notre efficacité et du bien-être de militer ensemble.
Jean Pierre était un militant chaleureux, et dont l’humour était une merveille qui soulageait les contraintes de nos militances.
Il était un militant qui fait honneur au beau nom de communiste.
Jean Pierre va nous manquer, nous manque déjà. Nous allons continuer le combat, ce qui fut son combat car nos adversaires ne désarment pas.
En ce jour de tristesse, nous partageons celle de ses camarades du PC. Notre pensée va naturellement aussi à sa famille à qui nous adressons nos sincères condoléances.
Daniel Desmé
Marie Claude Desmé
Convergences et Alternative 17
Meux, 16 mai 2012
Les mêmes devant le bus de campagne

Jean Pierre est né le 23 janvier 1940, à Garches dans les Hauts de Seine.
Enfant de l'assistance publique, il est placé en orphelinat, puis en famille d'accueil dans la Sarthe et le Morvan. Il essaiera de retrouver ses racines, mais ce départ difficile dans la vie le marquera pour toujours. Récemment, il avait renoué des contacts avec certains éléments de la famille sarthoise.
Comme beaucoup de jeunes de sa génération, il fut envoyé en Algérie. Employé dans le génie, il posait des mines, mais on lui faisait croire que ce n'était pas la guerre, simplement le "maintien de l'ordre". A son retour, il se maria et eut trois enfants. A cette même époque, il fit la connaissance d'un professeur "très à gauche" et syndicaliste qui devint son maître à penser. Ce fut l'engagement, l'adhésion au Parti Communiste, et cette idée révolutionnaire qui ne le quitta jamais. Il habitait alors Paris et travailla dans une imprimerie.
De là, il est allé à Champs-sur-Marne, ville rurale à l'époque mais qui a bien changé depuis. Ville à direction communiste depuis le début des années 70, il y travailla comme employé. Divorcé, il connut Raymonde, avec qui il eut un garçon, Alexandre. Très actif, et militant, il eut des responsabilités dans le domaines des Mutuelles; il nous en parlait souvent. Il est resté très attaché à sa ville de Seine et Marne et ne manquait pas de suivre les résultats en période électorale.
Manifestation à Saintes en compagnie de son fils Alexandre
Aussitôt sa retraite en 1998, il est venu s'installer avec Raymonde et Alexandre, à Sainte Ramée, dans une petite maison qu'il avait achetée auparavant. Là, il a repris des contacts avec le Parti et le militantisme. Et c'est surtout avec l'élection de Sarkozy qu'il a senti le grand danger et a passé "plusieurs vitesses". C'est ainsi qu'il a traversé le département et s'est installé devant tous les bureaux de poste. Votation dans son village, confection de panneaux, petit stand, il a recueilli ainsi des milliers de signatures pour combattre la politique de restructuration de la Poste et les fermetures de bureaux. Il aimait le contact et la discussion.
Quand, à l'initiative du Parti Communiste, le Front de Gauche s'est créé, il n'a pas hésité. Il a compris que ce rassemblement qui ne demandait qu'à s'étoffer, pouvait créer une réelle dynamique pour combattre le système capitaliste. Et c'est sans surprise qu'il s'engagea avec toute son énergie dans la campagne des élections régionales de 2010 derrière Yves Letranchant et Gisèle Jean. Tracts, affiches, organisation de journée à thème comme à Matha, réunions publiques, il était toujours présent.
Après les cantonales, il s'impliqua à fond dans le collectif de campagne pour les élections présidentielle et législatives, avec les camarades des autres formations dans notre circonscription. Organisateur de la propagande, il y consacra beaucoup, beaucoup de temps, de jour et même de nuit ... trop dirons-nous.
Jean Pierre, c'est peu dire que tu vas beaucoup nous manquer.
On ne verra plus dans les manifestations, les réunions publiques, ta casquette, ta légendaire moustache, et surtout ton appareil photo qui ne te quittait jamais.
Profondément défenseur de la démocratie, tu t'es impliqué dans le collectif de Bignay, et là aussi tu manqueras aux réunions auxquelles tu ne manquais pas de participer.
Comme nous, tu avais apprécié l'excellent score de Jean Luc Mélenchon à l'élection présidentielle, mais tu doutais quelque peu de l'avenir avec le nouveau président. Mais rassure-toi Jean Pierre, on pensera toujours à toi et on ne lâchera rien. 
Comme tu le disais si bien, à la fin d'une conversation téléphonique: "Salut mon camarade".
Raymonde, Alexandre, au nom de tous les camarades de la section, je vous présente nos plus sincères condoléances, toute notre affection et notre soutien.
Annie Gaspar.



Toujours l'appareil photo à portée de main
Manifestation en gare de Pons
Des cocos j'en ai connus ! Mais ceux que j'ai eu la chance et le bonheur de rencontrer au début de la campagne de Jean-Luc Mélenchon et de Jean-Yves Boiffier dans le Sud de la Saintonge, des comme ça, non, je n'en avais pas encore connus... Et aujourd'hui je regrette que l'éloignement géographique ne m'ait pas permis d'être plus assidu dans cette campagne qui se prolonge jusqu'aux législatives et dans ce combat qui n'est pas près de s'arrêter.
Jean-Yves m'apprend tout à l'heure le décès subit de Jean-Pierre.
Sale coup ! 
De fait, je ne t'ai pas connu suffisamment longtemps, camarade, pour tout savoir de toi, mais déjà des souvenirs et des impressions occupent une belle place dans ma mémoire : ton militantisme assidu et sans faille, ta présence, ton œil pétillant et ton sourire permanent sans oublier ton éternelle casquette, ta moustache de sapeur et ton appareil photo, appendice quasi permanent de ta main... 
Bref, un personnage, un bonhomme ou plus sûrement un homme bon, et à n'en pas douter un sacré bon camarade !
Voilà. 
Tu vas nous manquer, Jean-Pierre, sans doute ton départ va venir augmenter encore notre détermination à propager nos idées, tes idées...
Tu nous manques déjà !
À tous les tiens, ta famille, tes proches et tou(te)s les camarades, j'envoie de loin un salut très fraternel. 
Je ne pourrai malheureusement pas venir à ton enterrement. 
Je n'y serai pas ? Mais si, tant il est vrai que les pensées circulent plus vite que les trains et les avions...
La vie continue, camarade, et donc la lutte aussi... 
Pour toi aussi, Jean-Pierre, on ne lâchera rien !
Denys Piningre


En soldat de l'An II à Jonzac
avec Alain Girard
Adieu Jean-Pierre, repose en paix. La lutte qui fut la tienne continue avec nous. On lâche rien, tu peux compter sur nous.
Jean-Yves Boiffier
Photos de Denys Piningre, Martial Souchard et Jean-Yves Boiffier

mardi 8 mai 2012

Nous avons dégagé la route, Sarkozy est battu!




Jean-Yves Boiffier
Candidat du Front de Gauche,
4ème circonscription
Secrétaire départemental
du Parti de Gauche
Annie Gaspar
Candidate suppléante
Militante communiste

C'était un obstacle sur notre route, nous l'avons déblayée. C'est bien sûr une grande satisfaction d'avoir battu celui qui depuis 10 ans a mis notre système social et républicain à feu et à sang, a poussé les Français à la division et aux affrontements, a distribué des salaires de misère en expliquant que c'est la faute aux étrangers, stigmatisant les Roms dans son discours de Grenoble, méprisant les Africains dans celui de Dakar. Il est parti, ça fait du bien, la France est soulagée. Mais rien n'est fait, regardez cette vidéo de François Ruffin et vous comprendrez mieux ce qui nous attends maintenant.
On lâche rien.


Rencontre avec Jean-Luc Mélenchon
le 2 décembre 2011 à Cognac
Face à la crise, une autre exigence
La crise est-elle inéluctable ? C’est ce que dit la chancelière allemande, Angela Merkel, qui promet dix ans de crise sans amélioration en Europe. Le Front de Gauche pense au contraire qu’il n’y a aucune fatalité à suivre ce dur chemin de souffrances sans issue.
Ils disent «les banques d’abord»…
Les dirigeants actuels de l’Union européenne pensent qu’il faut avant toute chose « rassurer les marchés » et satisfaire les banques. En France, ceci conduit à réduire les droits à la retraite pour garder le triple AAA des agences de notation. Le résultat de cette politique est désastreux : les plans d’austérité se multiplient. À chaque fois que l’activité est étranglée les déficits augmentent et la finance impose un nouveau tour de vis. Les partis sociaux-démocrates qui ont accepté cette logique mènent au final des politiques semblables à celle de Sarkozy. Et ils terminent par former des gouvernements communs avec la droite !
…nous disons «le peuple d’abord»
L'équipe de campagne
En avant le Front de Gauche
Le Front de Gauche pense que pour sortir de la crise il faut d’abord protéger les peuples, défendre leurs droits. Ça veut dire que l’intérêt général doit s’imposer aux banques, que la spéculation doit être brisée et la finance remise à sa place. Notre programme «l’Humain d’abord» permet de régler cette crise en partageant les richesses, en rétablissant le pouvoir des États face aux banques, en sortant du traité de Lisbonne, en renversant l’oligarchie grâce à une Sixième République mise en place par une Assemblée Constituante.
Il est urgent de redistribuer les richesses pour garantir à chacun une vie stable, sereine et digne. Nous augmenterons les salaires, pas les actionnaires, nous baisserons les loyers et développerons les services publics que Sarkozy, relayé ici par Bussereau, n’a cessé d’attaquer. Ils sont au cœur de la vie dans notre région, au cœur de notre programme « l’Humain d’abord » Nous avons besoin de bureaux de poste, de personnels soignants, d’enseignants, de trains et de cars pour tous, d’agents EDF-GDF.

Le Front de Gauche est déjà dans la bataille des législatives et c'est moi qui ai la responsabilité d'affronter Dominique Bussereau dans la quatrième circonscription. Je vous reparlerai plus tard notre adversaire dans cette élection. Aujourd'hui, je remarque que notre département qui avait voté pour Sarkozy (il avait obtenu 51,93% en 2007), s'est tourné le 6 mai vers François Hollande qui a obtenu 51,57% des suffrages exprimés. Il en va de même dans la quatrième circonscription. Sarkozy, bien que toujours en tête, y a perdu presque 4 points. À nous d'enfoncer le clou, il n'y a pas de terres qui sont de droite pour toujours.

Assemblée Citoyenne

Nous serons jeudi 10 mai en Assemblée Citoyenne consacrée aux services publics à Jonzac. Rendez-vous grande salle de la mairie à 20h. Venez échanger avec nous sur l'avenir des services publics en Haute-Saintonge en présence des candidats.


À vous de décider

Vous avez la responsabilité d'élire votre député. C’est un choix qui engagera votre avenir pour de longues années. Résistez aux sondages et aux manipulations médiatiques ! Ne vous laissez pas impressionner par le climat ambiant dominé par la peur et le bourrage de crâne.
Prenez le parti de l’audace avec un député qui ne baissera pas la tête, qui défendra le SMIC à 1700€, la retraite à 60 ans, la planification écologique et les services publics.

Dimanche 10 et 17 juin, votez pour « l’Humain d’abord  »

                                                                                                    Jean-Yves Boiffier