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| Jean-Pierre Meynadier |
Jean-Pierre Meynadier nous a quitté dimanche matin 13 mai. Il était avec quelques camarades en train de préparer la salle des fêtes de Saint-Ciers du Taillon pour le repas Républicain que nous devions partager entre l'équipe de campagne et les citoyens qui s'y étaient inscrits en nombre. C'était un de ces moments de solidarité conviviale que nous aimons et auxquels Jean-Pierre était très attaché. La mort est venue le chercher dans cet instant de camaraderie partagée qu'il aimait tant.
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Manifestation pour la défense des retraites à Saintes en octobre dernier,
Jean-Pierre est avec André Béthelot et Gérald Ben Abed |
Nous partageons la douleur de sa compagne Raymonde et de son fils Alexandre et leur disons qu'ils peuvent être fiers de Jean-Pierre, militant infatigable de la cause à laquelle il croyait. Il s'est retrouvé dans le programme du Front de Gauche "l'Humain d'abord" en complète harmonie avec son engagement de militant communiste. Il fut la cheville ouvrière de notre équipe de campagne, et son oeil malicieux, son amusement et son bonheur à faire de la politique avec nous manquent cruellement.
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Avec l'équipe de campagne, deux jours avant son décès
Jean-Yves Boiffier, Marie-Claude et Daniel Desmé, André Béthelot,
Jean-Pierre et Pascal Cougrand |
Quelques témoignages de ses camarades en hommage
à Jean Pierre Meynadier
Jean Pierre nous
a quittés. Trop tôt.
Nous l’avons
connu à notre arrivée en Charente maritime, en militant avec lui contre les
fermetures de bureaux de Poste. Depuis lors, nous nous sommes souvent
retrouvés, avec d’autres camarades du PC, pour essayer d’apporter des réponses
unitaires aux problèmes de la classe ouvrière, jusqu’à ce combat pour une
alternative de gauche menée avec le Front de Gauche.
Nous voulons
saluer le militant infatigable, toujours sur la brèche pour diffuser, organiser
nos interventions, travail souvent ingrat mais si indispensable. Jean Pierre ne
lâchait rien de ses convictions, refusant de s’en laisser conter par les
sirènes d’un capitalisme qui deviendrait soudain vertueux par la grâce du
social-libéralisme. La recherche de toujours mettre en valeur ce qui nous
rassemblait était le moteur de notre efficacité et du bien-être de militer
ensemble.
Jean Pierre
était un militant chaleureux, et dont l’humour était une merveille qui
soulageait les contraintes de nos militances.
Il était un
militant qui fait honneur au beau nom de communiste.
Jean Pierre va
nous manquer, nous manque déjà. Nous allons continuer le combat, ce qui fut son
combat car nos adversaires ne désarment pas.
En ce jour de
tristesse, nous partageons celle de ses camarades du PC. Notre pensée va
naturellement aussi à sa famille à qui nous adressons nos sincères
condoléances.
Daniel Desmé
Marie Claude
Desmé
Convergences et
Alternative 17
Meux, 16 mai
2012
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| Les mêmes devant le bus de campagne |
Jean Pierre est né le 23 janvier 1940, à Garches dans les Hauts de Seine.
Enfant de l'assistance publique, il est placé en orphelinat, puis en famille d'accueil dans la Sarthe et le Morvan. Il essaiera de retrouver ses racines, mais ce départ difficile dans la vie le marquera pour toujours. Récemment, il avait renoué des contacts avec certains éléments de la famille sarthoise.
Comme beaucoup de jeunes de sa génération, il fut envoyé en Algérie. Employé dans le génie, il posait des mines, mais on lui faisait croire que ce n'était pas la guerre, simplement le "maintien de l'ordre". A son retour, il se maria et eut trois enfants. A cette même époque, il fit la connaissance d'un professeur "très à gauche" et syndicaliste qui devint son maître à penser. Ce fut l'engagement, l'adhésion au Parti Communiste, et cette idée révolutionnaire qui ne le quitta jamais. Il habitait alors Paris et travailla dans une imprimerie.
De là, il est allé à Champs-sur-Marne, ville rurale à l'époque mais qui a bien changé depuis. Ville à direction communiste depuis le début des années 70, il y travailla comme employé. Divorcé, il connut Raymonde, avec qui il eut un garçon, Alexandre. Très actif, et militant, il eut des responsabilités dans le domaines des Mutuelles; il nous en parlait souvent. Il est resté très attaché à sa ville de Seine et Marne et ne manquait pas de suivre les résultats en période électorale.
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| Manifestation à Saintes en compagnie de son fils Alexandre |
Aussitôt sa retraite en 1998, il est venu s'installer avec Raymonde et Alexandre, à Sainte Ramée, dans une petite maison qu'il avait achetée auparavant. Là, il a repris des contacts avec le Parti et le militantisme. Et c'est surtout avec l'élection de Sarkozy qu'il a senti le grand danger et a passé "plusieurs vitesses". C'est ainsi qu'il a traversé le département et s'est installé devant tous les bureaux de poste. Votation dans son village, confection de panneaux, petit stand, il a recueilli ainsi des milliers de signatures pour combattre la politique de restructuration de la Poste et les fermetures de bureaux. Il aimait le contact et la discussion.
Quand, à l'initiative du Parti Communiste, le Front de Gauche s'est créé, il n'a pas hésité. Il a compris que ce rassemblement qui ne demandait qu'à s'étoffer, pouvait créer une réelle dynamique pour combattre le système capitaliste. Et c'est sans surprise qu'il s'engagea avec toute son énergie dans la campagne des élections régionales de 2010 derrière Yves Letranchant et Gisèle Jean. Tracts, affiches, organisation de journée à thème comme à Matha, réunions publiques, il était toujours présent.
Après les cantonales, il s'impliqua à fond dans le collectif de campagne pour les élections présidentielle et législatives, avec les camarades des autres formations dans notre circonscription. Organisateur de la propagande, il y consacra beaucoup, beaucoup de temps, de jour et même de nuit ... trop dirons-nous.
Jean Pierre, c'est peu dire que tu vas beaucoup nous manquer.
On ne verra plus dans les manifestations, les réunions publiques, ta casquette, ta légendaire moustache, et surtout ton appareil photo qui ne te quittait jamais.
Profondément défenseur de la démocratie, tu t'es impliqué dans le collectif de Bignay, et là aussi tu manqueras aux réunions auxquelles tu ne manquais pas de participer.
Comme nous, tu avais apprécié l'excellent score de Jean Luc Mélenchon à l'élection présidentielle, mais tu doutais quelque peu de l'avenir avec le nouveau président. Mais rassure-toi Jean Pierre, on pensera toujours à toi et on ne lâchera rien.
Comme tu le disais si bien, à la fin d'une conversation téléphonique: "Salut mon camarade".
Raymonde, Alexandre, au nom de tous les camarades de la section, je vous présente nos plus sincères condoléances, toute notre affection et notre soutien.
Annie Gaspar.
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Toujours l'appareil photo à portée de main
Manifestation en gare de Pons |
Des cocos j'en ai connus ! Mais ceux que j'ai eu la chance et le bonheur de rencontrer au début de la campagne de Jean-Luc Mélenchon et de Jean-Yves Boiffier dans le Sud de la Saintonge, des comme ça, non, je n'en avais pas encore connus... Et aujourd'hui je regrette que l'éloignement géographique ne m'ait pas permis d'être plus assidu dans cette campagne qui se prolonge jusqu'aux législatives et dans ce combat qui n'est pas près de s'arrêter.
Jean-Yves m'apprend tout à l'heure le décès subit de Jean-Pierre.
Sale coup !
De fait, je ne t'ai pas connu suffisamment longtemps, camarade, pour tout savoir de toi, mais déjà des souvenirs et des impressions occupent une belle place dans ma mémoire : ton militantisme assidu et sans faille, ta présence, ton œil pétillant et ton sourire permanent sans oublier ton éternelle casquette, ta moustache de sapeur et ton appareil photo, appendice quasi permanent de ta main...
Bref, un personnage, un bonhomme ou plus sûrement un homme bon, et à n'en pas douter un sacré bon camarade !
Voilà.
Tu vas nous manquer, Jean-Pierre, sans doute ton départ va venir augmenter encore notre détermination à propager nos idées, tes idées...
Tu nous manques déjà !
À tous les tiens, ta famille, tes proches et tou(te)s les camarades, j'envoie de loin un salut très fraternel.
Je ne pourrai malheureusement pas venir à ton enterrement.
Je n'y serai pas ? Mais si, tant il est vrai que les pensées circulent plus vite que les trains et les avions...
La vie continue, camarade, et donc la lutte aussi...
Pour toi aussi, Jean-Pierre, on ne lâchera rien !
Denys Piningre
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En soldat de l'An II à Jonzac
avec Alain Girard |
Adieu Jean-Pierre, repose en paix. La lutte qui fut la tienne continue avec nous. On lâche rien, tu peux compter sur nous.
Jean-Yves Boiffier
Photos de Denys Piningre, Martial Souchard et Jean-Yves Boiffier